Recevoir des fessées rend moins intelligent

Les enfants qui reçoivent des fessées auraient des quotients intellectuels moins élevés que la moyenne !

C’est lors d’une conférence internationale sur la violence et les traumatismes qui se tenait à San Diego le 25 septembre dernier, que le professeur Murray a insisté sur les effets néfastes des fessés sur les enfants. Selon son étude américaine réalisée à l’université de New Hampshire, les enfants âgés de 2 à 4 ans ne recevant pas de fessées auraient des quotients intellectuels en moyenne cinq points plus élevé que le QI des enfants qui reçoivent des fessées.

Idem pour la tranche d’âge de 5 à 9 ans : les enfants qui ne sont pas réprimandés par fessés auraient en moyenne des quotients intellectuels plus élevés de presque 3 points que les enfants de cet âge qui reçoivent des fessées.

Pour le professeur Straus, la mise en cause de la fessée dans le processus évolutif de l’enfant est frappant : « Plus les parents donnent de fessées, plus le développement mental de l’enfant est lent. Mais même des fessées en nombre très limitées impliquent une baisse du QI », estime Murray Straus.

Le châtiment corporel serait donc à l’origine de la baisse du quotient intellectuel pour deux raisons selon le chercheur. La punition corporelle entraîne un grand stress pour les enfants qui la subissent deux ou trois fois par semaine. De plus, le stress lié au châtiment corporel entraîne une augmentation des symptômes post-traumatiques, comme la peur que des choses terribles puissent arriver, et le fait d’être facilement surpris. Autant de symptômes qui montrent les difficultés pour un enfant de se construire et qui explique une baisse du quotient intellectuel.

Mais le professeur ne s’arrête pas à ces effets désastreux sur les enfants. Pour le chercheur, le QI moyen des habitants d’un pays pouvait être corrélé au nombre d’adeptes de la fessée. En effet, le lien a pu être démontré selon le chercheur, qui a étudié les données de 32 nations concernant sur le châtiment corporel.

Pour les parents qui hésiteraient encore entre fessée ou punitions, le professeur Murray Straus conclut enfin « Tous les parents préfèrent avoir des enfants intelligents. Cette étude démontre qu’en évitant de donner la fessée à leurs enfants, les parents ont davantage de chances d’atteindre cet objectif.  »

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *