L’animal marin le plus dangereux pour l’Homme n’est pas le plus effrayant…il s’agit d’un escargot !

Si on vous demande quel animal marin est le plus dangereux pour l’être humain ? Sans trop réfléchir, vous pensez directement au requin, à la méduse ou à un autre animal effrayant. Mais il n’en est rien ! L’animal marin le plus dangereux pour l’Homme est un… escargot.

Sous ses airs innocents, ce petit animal est la cause de plusieurs centaines de milliers de décès annuellement. « 200 000 morts par an […] dans de nombreux pays d’Afrique », nous précise l’Obs.

Omettez les crocodiles, les ours bruns ou encore les requins. Ce ne sont pas les plus effrayants qui sont les plus dangereux !

À l’image du moustique, si petit et pourtant si dangereux car porteur de nombreuses maladies, l’escargot n’attaque pas directement l’être humain mais lui transmet, involontairement, des pathologies graves, comme le paludisme ou la bilharziose.

La bilharziose, une maladie digne d’un film d’horreur

La bilharziose, aussi connue sous le nom de schistosomiase, représente la deuxième pathologie endémique mondiale, derrière le paludisme. En effet, plus de 230 millions de personnes dans plus de 50 pays nécessitent un traitement annuel. Près de 90% d’entre eux résident en Afrique. La bilharziose est une maladie parasitaire causée par des vers plats qui traversent la peau lors d’un contact avec de l’eau contaminée. On distingue la bilharziose intestinale et la bilharziose urogénitale.

Dans le milieu marin, l’escargot transporte des larves de vers parasites. Il suffit qu’une personne se baigne dans les eaux fréquentées pas ces mollusques pour qu’elle soit contaminée par ses vers.

En effet, l’OMS explique que « les larves se développent dans l’organisme humain et passe au stade du schistosome adulte ». Vivant dans les vaisseaux sanguins, les femelles y pondent leurs œufs. On commence légèrement à grimacer en lisant ces lignes, n’est-ce pas ?

Dans le meilleur des cas, ces œufs sont éliminés par l’organisme via le tube digestif et les matières fécales, ou dans l’urine. Le ver continue alors de se former, mais hors de l’organisme. Une fin heureuse pour tout le monde.

Mais dans le pire des cas, certains vers restent coincés dans l’organisme et s’en suit une réaction immunitaire contre ces corps étrangers. C’est cette dernière qui cause des  » dommages massifs  » chez les personnes touchées.

Des ravages chez les populations vulnérables
Cette maladie, transportée par les escargots, touche les populations qui vivent là où l’accès à l’eau potable est très restreint. C’est en Afrique que la maladie fait le plus de ravage, mais aussi dans « certaines régions d’Asie, d’Amérique du Sud, au Moyen-Orient » et plus surprenant, aussi « en Corse », nous rappelle encore une fois l’Obs. Les zones les plus rurales sont les plus concernées par la bilharziose.

Il existe cependant une lueur d’espoir. Afin de stopper la prolifération de cette maladie, il existe un traitement préventif préconisé par l’OMS. Mais la solution la plus durable serait d’améliorer la qualité de l’eau et d’améliorer les conditions d’hygiène et d’accès à l’eau potable.

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