La dépression chez les enfants

Il n’y a pas que les adultes qui peuvent souffrir de dépression contrairement à ce que beaucoup de gens pensent. Les enfants et les adolescents peuvent aussi en souffrir (Notre fils aîné a souffert pour la première fois à l’âge de 6 ans et depuis lors il a fait régulièrement des dépressions nerveuses. La première était due au fait qu’il croyait que nous ses parents ne l’aimions plus, et s’est soldée par une pelade ; c’était vraiment un énorme appel au secours qui nous a fait comprendre qu’il se passait quelque chose).

Celle-ci est considérée par les médecins comme une maladie quand elle dure. Des études ont permis de constater que 5% d’enfants et d’adolescents souffrent de dépression. Ceux qui sont le plus atteints sont les enfants soumis à un stress, ceux qui perdent un être cher, ceux qui souffrent de TDA/H ou de troubles de l’apprentissage ou de la conduite.

La manière de se comporter des enfants et des adolescents déprimés est différente de celle des adultes déprimés. Les psychiatres pour enfants et adolescents conseillent aux parents d’être attentifs aux signes suivants :
tristesse prolongée (Guillaume vit cela à chaque fois mais en général essaie de nous le cacher pour nous protéger).

  • Incapacité à apprécier ses activités préférées.
  • Agitation ou irritabilité (l’hyperactivité est beaucoup plus forte chez Guillaume quand il va mal, il ne possède plus l’énergie nécessaire pour contrôler son corps).
  • Plaintes fréquentes de maux physiques, comme les maux de tête, de ventre… (Guillaume a chaque dépression l’exprime d’une manière physique différente : nous avons connu la pelade, l’asthme, la commotion cérébrale).
  • Absences scolaires ou chute des résultats scolaires (Lors de sa dernière période dépressive les points de notre fils ont été en chute libre, c’était la première fois que cela se produisait et nous avons mis du temps pour nous rendre compte que c’était son état dépressif qui l’empêchait de travailler comme il le désirait).
  • Période prolongée d’ennui, baisse d’énergie ou de concentration.
  • Changement important de l’appétit ou du sommeil. (tendance à l’insomnie car rumine ses problèmes et soucis).

Un enfant déprimé qui avait l’habitude de jouer souvent avec ses amis, passe maintenant beaucoup de temps seul et sans avoir d’intérêts particuliers. Ce qui en général l’amusait auparavant, ne lui apporte plus beaucoup de joie (notre fils pendant ces périodes se coupent totalement des autres enfants notamment pendant les récréations où il reste tout seul dans son coin à lire). Les enfants et les adolescents vraiment déprimés disent parfois qu’ils préféreraient être mort ou parlent de suicide ( la première fois que Guillaume a voulu se suicider il avait 10 ans, il se sentait responsable de nos soucis et voulait les effacer ; en lui disant que ce n’était pas lui la cause de nos soucis mais notre amour pour lui qui durerait toujours même après la mort nous lui avons enlevé sa meilleure raison de mourir). Les adolescents déprimés peuvent abuser de l’alcool ou d’autres drogues afin de se sentir mieux.
Les enfants et les adolescents qui posent beaucoup de problèmes à la maison ou à l’école peuvent, en fait, être déprimés sans le savoir.

Un jeune ne paraîtra pas forcement triste en permanence et, de ce fait là, les parents ou les professeurs ne réaliseront pas que ces comportements difficiles sont un signe de dépression. Quand on leur pose directement la question, ces enfants peuvent parfois constater eux-même qu’ils sont tristes ou malheureux. ( Nous avons beau savoir que notre fils a tendance à faire de la dépression comme il l’exprime à chaque fois de manière différente il est très difficile pour nous de savoir ce qui se passe. Une thérapie familiale nous a appris à tous à mieux dialoguer et à confier nos problèmes. La dernière fois que Guillaume a été très malheureux , à la place de tout garder pour lui, de ruminer et de sombrer dans la dépression il est venu nous parler le soir même de ce qui le tracassait. Le fait de se sentir compris et d’avoir pu partager sa douleur l’a empêché de sombrer dans la dépression).

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