Fécondation in vitro : Déroulement et réussite

Cette méthode est particulièrement adaptée lorsque les trompes de Fallope sont obstruées ou pour les cas d’endométrioses et certaines maladies du col.
On peut également avoir recours à la FIV en cas d’insuffisance spermatique. Dans ce cas, le recours à la FIV peut être envisagé, soit d’emblée, soit secondairement, après échec des autres thérapeutiques, dans toutes les formes de stérilité conjugale.

La réussite d’une FIV

Les chances de succès d’une FIV dépendent principalement de trois facteurs, à savoir l’indication, le nombre d’embryons transférés et l’âge de la femme.
Environ 10 % des embryons produits par fécondation in-vitro s’implantent après transfert intra-utérin.
Le transfert d’un seul embryon donne donc environ 10 % de grossesse, celui de deux embryons 20 %, etc. Globalement, 10 à 15 % des cycles de FIV classique aboutissent à une naissance, 20 à 25 % des grossesses se terminent par un avortement spontané, et 2 à 5 % par une grossesse extra-utérine.
Les meilleurs taux de succès sont obtenus dans la stérilité tubaire pure, où l’objectif est simplement de court-circuiter un obstacle mécanique en l’absence de toute anomalie biologique au niveau des gamètes. Les résultats sont bien moins bons en cas de stérilité masculine ; ils dépendent alors de la nature et du degré de l’insuffisance spermatique.
Après 40 ans, 4 à 5 % seulement des tentatives aboutissent à une naissance. C’est la baisse du nombre et de la qualité des ovocytes qui explique les effets délétères de l’âge maternel.

Fécondation in vitro

Le principe de la Fécondation in Vitro

La technique de fécondation in vitro nécessite deux équipes – des biologistes d’une part, et des gynécologues d’autres part – et consiste à mettre en relation un ovule et des spermatozoïdes dans une éprouvette et non dans l’utérus de la femme. Une fois le spermatozoïde introduit dans l’ovule, on attend la division puis on injecte l’œuf dans l’utérus. Celui-ci doit se développer comme pour une grossesse normale.

Les étapes d’une FIV

La FIV se déroule très méthodiquement, en trois étapes.
– la stimulation. Au troisième jour du cycle, on injecte des hormones pour stimuler les follicules. Une fois mûrs, l’ovulation est déclenchée par une autre injection d’hormone (hcg).
– la ponction. Sous anesthésie locale, on prélève les ovocytes mûrs à l’aide d’un petit tube et d’une aiguille que l’on introduit dans le vagin. Cette intervention peut-être un peu douloureuse. Elle permet de ponctionner le liquide folliculaire qui est ensuite placé dans un tube en verre à une température de 37°C.
Le sperme est prélevé quelques heures auparavant (ou décongelé le jour même) et les spermatozoïdes sont séparés du liquide séminal et conservés également à 37°C.
– la fécondation. Quelques heures après, spermatozoïdes et ovocytes sont mis ensemble dans un liquide nutritif pendant deux jours à la température du corps ; la fusion doit se produire à ce moment là. L’ oeuf commence à se diviser au bout de deux jours, et lorsqu’il y a quatre cellules, on peut le transférer dans l’utérus de la femme à l’aide d’un petit tube. Seul un quart des embryons parviennent à s’implanter solidement, mais avec cette méthode il y a quand même 15 à 20% de chance d’être enceinte.

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