Calvitie chez les femmes : un mal silencieux

Un docteur américain vient de publier outre-Atlantique un ouvrage consacré à la calvitie féminine. Dans son livre, il souligne que les femmes cachent souvent à leur entourage la perte de cheveux dont elles sont victimes.

 

Il y aurait donc une épidémie silencieuse qui touche les femmes aux Etats-Unis. Elles seraient en effet nombreuses à être touchées par la perte de cheveux et par la calvitie. Des milliers et des milliers de maris ignoreraient ainsi que les épouses portent depuis cinq, dix, ou quinze ans une perruque ou une postiche.

Calvitie chez les femmes : Un mal tabou ?

C’est en tout cas la thèse défendue par le docteur Seymour Weaver dans son nouveau livre consacré à ce sujet. Ce spécialiste de la question veut sensibiliser le pays à ce phénomène et mettre fin au silence qui entoure ce problème.

Selon lui, les femmes qui cachent leur calvitie les empêche de recevoir le traitement permettant de remédier à temps de cette situation. Et quand elles se décident enfin à prendre en main ce problème, il est souvent trop tard et la perte de cheveux peut devenir permanente.

On estime qu’en France deux millions de femmes sont concernées par ce type d’alopécie. Les principaux facteurs expliquant cette calvitie sont des changements hormonaux (provoqués notamment par un accouchement ou par la ménopause), un état de stress chronique, des troubles alimentaires ou bien encore des perturbations dermatologiques.

Un complexe esthétique

Contrairement aux hommes, la perte de cheveux chez la femme est plus étendue et plus diffuse, puisqu’elle concerne les différentes zones du crâne.

Par ailleurs, cette situation est plus difficile à vivre pour elles, car si depuis quelques années les hommes victimes de ces symptômes ont appris à s’adapter à cette calvitie, il n’en va pas de même pour la population féminine, souvent confrontée à des soucis d’ordre esthétique.

En cas d’alopécie, il est recommandé de consulter rapidement son médecin, surtout pour les personnes ménopausées. Pour les autres, en cas de perte de cheveux légère, il suffit parfois d’établir un bilan alimentaire. En effet, les carences en vitamine B ou en fer peuvent expliquer cette condition. C’est pourquoi un changement nutritionnel peut être envisagé afin de stopper le processus de calvitie.

Enfin, quant aux anti-androgènes (traitement hormonal), ils sont déconseillés car ils peuvent provoquer à terme une malformation du fœtus chez les femmes enceintes.

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