Allonger le pénis

Allonger le pénis… on dit que les hommes ne pensent qu’à ça.
Il faut dire que depuis les Égyptiens et leur culte du sexe, les Grecs et leurs satyres priapiques, ou les Romains et leurs bijoux phalliques, on a eu le temps de se fabriquer quelques petits complexes en la matière ! Le complexe du vestiaire, comme on l’appelle aujourd’hui.
Beaucoup d’hommes rêvent donc de pouvoir allonger leur verge… Des solutions chirurgicales existent… mais pour qui ?

Gare aux arnaques !

Les messieurs, préoccupés par le sujet (il paraît qu’ils sont 2 sur 3) le savent bien, des solutions miracles pour allonger le pénis, on en trouve par dizaines sur Internet : les méthodes dites naturelles, les appareils pour tirer dessus, les extenseurs péniens, les techniques chirurgicales, pas toujours très claires…

 

Mais mieux vaut le savoir : la gymnastique ne sert à rien, la verge n’est pas un muscle. Donc, peu importe la gymnastique envisagée, ça ne changera rien à la taille. Cela risquera juste d’occasionner localement quelques hématomes et autres contusions qui, eux peuvent entraîner de vraies pathologies, comme une verge coudée !

 

Anatomie de la verge

En réalité, la verge est constituée de deux corps caverneux. Elle contient également l’urètre pour acheminer l’ urine. Les canaux déférents qui amènent les spermatozoïdes s’abouchant plus haut dans la prostate, l’urètre sert aussi au moment de l’ éjaculation à acheminer le sperme.
Pour ce qui concerne l’érection, deux sortes de corps érectiles : les corps caverneux et le corps spongieux. Ils ont la structure d’une éponge. Ils se remplissent de sang lors de l’érection, gonflent et s’allongent jusqu’à ce que leur enveloppe ne puisse plus être étirée.

 

Pour allonger vraiment un pénis, il faudrait donc pouvoir le couper en deux, dans la largeur, comme on tranche un saucisson, écarter les 2 morceaux, rajouter des tissus au milieu et recoudre. Ce n’est pas pour l’instant possible. Il ne faut bien sûr pas couper les nerfs, qui ne sont pas forcément extensibles.

Cependant, des techniques chirurgicales existent. Mais elles ne s’adressent qu’à certains cas.

Allonger le pénis : Quelle taille « standard » ?

Il en est du sexe comme du reste, du nez, de la bouche, des mains ou des oreilles : on n’a pas tous les mêmes ! Pour ce qui est du pénis, la longueur moyenne au repos, se situe entre 8 et 10 cm.

En érection, la longueur moyenne se situe autour de 14 cm ; pour un diamètre de 3 à 4 centimètres. On considère qu’un pénis est trop petit, lorsqu’il n’atteint pas les 8 cm en érection. On parle alors de micro pénis.

Mais il faut savoir que la taille du pénis au repos et sa taille en érection n’ont pas de relation. On peut être doté d’un petit pénis au repos qui se multiplie par trois ou quatre en érection. Tout cela est affaire de personne. Quand on sait, par ailleurs, que le vagin de la femme ne mesure que 8 cm, alors, on peut comprendre que même un petit pénis, peut satisfaire pleinement la partenaire. Après, c’est affaire de technique et de bonne connaissance du plaisir féminin : les zones érogènes, chez la femme, ne sont qu’à quelques centimètres seulement de l’entrée du vagin !

En tout cas, le plaisir, qu’il soit de l’homme ou de la femme, n’a pas à voir avec la taille du seul pénis ! Ce qui n’empêche pas certains hommes de souffrir quotidiennement de la taille de leur pénis. Une souffrance qui peut aller jusqu’à la phobie des rapports sexuels. Pour ceux-là aussi, des solutions existent. Mais qui ne sont pas miraculeuses.

Allonger le pénis : Les techniques chirurgicales

Pour augmenter la taille d’un pénis, le chirurgien dispose de peu de possibilités, en réalité.

La technique la plus simple est la section du ligament suspenseur de la verge. En effet, la verge est attachée à l’os du pubis par un ligament. La section de ce ligament permet de sortir la verge du corps de quelques centimètres. Deux ou trois centimètres, dans le meilleur des cas, un centimètre, la plupart du temps.

On a constaté que bien souvent un sexe trop petit est associé à une surcharge pondérale au niveau du ventre. Une aspiration des graisses du pubis, peut également permettre de faire sortir le sexe du corps.

D’autres techniques existent pour gagner en circonférence. Il s’agit de greffes. Mais il faut savoir que si cela joue sur l’apparence de la verge qui sera plus large au repos, cela ne joue pas sur sa longueur en érection. Pour les verges trop fines, en revanche, cela peut présenter un intérêt. Il s’agit d’une chirurgie d’élargissement. Le chirurgien incise la verge sur toute sa longueur et élargit l’enveloppe interne, celle des corps caverneux, à l’aide d’un patch biologique sur toute la longueur. Si les corps caverneux sont suffisamment importants pour combler la différence, tout va bien. Sinon, on se retrouve avec un pénis flasque. C’est le risque.

Autre technique, toujours pour gagner en circonférence : l’injection de graisse. Le chirurgien prélève de la graisse au niveau des cuisses et l’injecte cette fois sous la peau de la verge. Problème : cela provoque parfois des nodules, des boules inesthétiques ou cela peut migrer au niveau du gland. Prudence, donc.
Il faut bien réfléchir bien avant de se lancer dans une chirurgie qui n’aura de valeur qu’esthétique.
Encore une fois, cela ne changera rien à la taille du sexe en érection, ni à ses qualités d’amant.

Le micro pénis

Un micro pénis, c’est un pénis adulte qui mesure moins de huit centimètres en érection. Rien à voir avec ces dysmorphophobies qui font tant souffrir les hommes, lorsqu’ils ont une représentation mentale erronée de la taille de leur sexe.
Un micro pénis est un problème réel, mais pas très fréquent. Cependant, les spécialistes ont constaté que le nombre de bébés nés avec un micro pénis est en augmentation. Un phénomène que l’on n’explique pas encore très bien. Pour l’instant, des toxiques environnementaux sont mis en cause, des pesticides, des insecticides, qui pourraient avoir une incidence, sur la taille du sexe des petits garçons.

 

Diagnostiquer un micro pénis à la naissance

Il est important d’agir vite lorsqu’un enfant naît avec un micro pénis. Le dépistage est en effet fondamental. Il faut agir avant la puberté, car après les traitements hormonaux ne sont plus efficaces.
La taille moyenne d’une verge de nouveau-né est de 4 cm. Jusqu’à 12 ans, la verge mesure, en moyenne, 6 cm. C’est après la puberté, sous l’action de la testostérone que la verge s’allonge pour atteindre sa taille adulte de 14 cm en moyenne, en érection. Lorsqu’un bébé vient au monde avec un pénis trop petit, il est important de le signaler au médecin, si le médecin ne l’a pas remarqué lui-même.
Un traitement est alors possible : l’injection de testostérone, jusqu’à la puberté. Et cela, dès la naissance. Après traitement, la verge restera relativement petite, mais aux alentours de 11 cm en érection. Après la puberté, le traitement hormonal n’aura plus d’efficacité et c’est alors la chirurgie qui pourra modestement intervenir.

 

Les causes d’un micro pénis

Les causes sont nombreuses et toujours assez obscures. Il peut s’agir :
d’une production insuffisante d’ androgènes, les hormones mâles.
d’une insensibilité des tissus aux androgènes.
d’une malformation, avec ou sans anomalie chromosomique.
d’une cause environnementale. C’est la cause la plus suspectée, actuellement, par les spécialistes. Des insecticides, pourraient provoquer ce type de pathologie in utero lors de la formation du foetus.

Allonger le pénis : Représentation du sexe

Si les micro pénis sont rares, les dysmorphophobies, elles, sont fréquentes. Elles constituent la première cause de consultation, pour l’ allongement du pénis.

Certains hommes vivent avec l’idée obsédante que leur sexe est trop petit. Une angoisse qui apparaît souvent à l’ adolescence lorsque le jeune garçon visionne des films X et compare la taille de son sexe à celui d’acteurs surdimensionnés. Le problème est que ce petit complexe peut, dans certains cas, tourner à l’obsession et à la phobie. Au point de bloquer la relation amoureuse. Au point de préférer fuir les rapports sexuels, par phobie. Il faut alors aller consulter.

Cependant, le chirurgien n’est pas, dans ce cas, le meilleur intervenant. Il s’agit d’une image mentale erronée. Le sexe n’est pas réellement trop petit. C’est sa représentation mentale qui est altérée. Et cela est du ressort du psychologue.

Les thérapies comportementales et cognitives, très efficaces sur les phobies, peuvent permettre, en quelques séances, de rétablir une image mentale cohérente. Et de se réconcilier avec soi-même. Le problème est que, dans bien des cas, les hommes préfèrent aller consulter le chirurgien ou les sites internet et les marchands d’illusion plutôt que de prendre le mal où il se trouve : dans la tête.

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